Les blessures émotionnelles

Les blessures émotionnelles

Par Christine BONALD, psychologue transgénérationnel

La notion de blessure émotionnelle a été élaborée par les psychiatres Reich et Pierrakos, et a été largement développée et vulgarisée par la thérapeute Lise Bourbeau à travers son ouvrage « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ».

Le travail de Lise Bourbeau met en avant l’idée que chacune de nos blessures est engendré par le lien et la blessure infligée par le parent du même sexe ou du sexe opposé. Sur ce point je diverge de point de vue avec Lise Bourbeau. Selon mon expérience ces blessures vécues durant notre enfance peuvent être créées au cœur de tous les liens que nous vivons avec les autres durant l’enfance entre 0 et 7 ans.

Le travail de Lise Bourbeau met en avant l’idée que chacune de nos blessures est engendré par le lien et la blessure infligée par le parent du même sexe ou du sexe opposé. Sur ce point je diverge de point de vue avec Lise Bourbeau. Selon mon expérience ces blessures vécues durant notre enfance peuvent être créées au cœur de tous les liens que nous vivons avec les autres durant l’enfance entre 0 et 7 ans.

Je pense même que, puisque je travaille sur le transgénérationnel, certaines blessures peuvent être transmises par nos ancêtres. Parce qu’ils ont portés une blessure, ils la transmettent aux générations suivantes.

Les blessures émotionnelles sont au nombre de 5 : le rejet, l’abandon, la trahison, l’humiliation et l’injustice.

Chaque blessure étant douloureuse dans notre rapport aux autres elle va obliger la personne portant cette blessure à développer, pour se protéger, des comportements qui influeront sa vie : pour se protéger la personne va porter un masque mais également mettre en place des croyances limitantes, mini-scenarios ou stratégies d’évitement

La méconnaissance de nos blessures et des comportements qui en découlent aura un impact majeur sur notre quotidien.

  • Le rejet masque du fuyant : développé quand un enfant n’est pas accepté ou accueilli pour ce qu’il est. Le sentiment de ne jamais être ou de ne jamais trouver sa place. Adulte il fuit les autres pour ne pas être rejeté, l’évitement est sa principale stratégie. L’individu s’isole, passe inaperçu, s’éloigne des gens, ne veut pas déranger. Lorsqu’il ne peut fuir le lien, le porteur de cette blessure ressent le besoin d’être utile, essaye d’aider pour gagner sa place et l’estime des autres. Il n’est pas confiant en sa valeur propre et en son droit à exister.
  • L’injustice masque du rigide : développé quand un enfant est constamment réprimé sans cohérence dans les réprimandes ou lorsque ses fautes sont exagérées que le cadre éducatif est mouvant ou lorsqu’un enfant souffre de la froideur de ses parents. Il se sent alors en insécurité. Il va donc se couper de ses émotions pour ne plus souffrir. Adulte, il a un grand besoin de justice, de perfection. Souvent froid, envieux, refuse d’avoir de l’aide car sera pas aussi bien fait, rationnel, Il aura besoin d’avoir raison ou du moins d’avoir une explication qui lui paraitra cohérente.
  • L’abandon masque du dépendant : développé chez un enfant qui aura vécu une rupture brutale de lien : un déménagement, un divorce, la perte brutale d’un lien. Mais également si l’enfant a manqué de nourriture affective de la part de ses parents. Adulte, la peur de perdre le lien se jouera dans chacune de ses relations. C’est une personne qui a un besoin énorme d’affection, qui fonctionne de manière fusionnelle. Se sent facilement seul et s’accroche dans ses relations, quitte parfois à devenir toxiques pouvant aller jusqu’au sacrifice. Une croyance limitante persistante est que les autres sont responsables de son bonheur. Il fait les premiers pas suite à une dispute pour ne pas être abandonné.
  • La trahison masque du contrôlant : développée chez un enfant qui s’est senti manipulé par ses parents, ou lorsqu’une promesse importante n’a pas été tenue. Mais également quand le parent du sexe opposé dévalorise le parent du même sexe. Cette blessure est à l’origine de comportements exigeants : contrôle pour ne pas être trahi. Séducteurs et parfois manipulateurs. C’est une personne qui cache sa vulnérabilité et impose son point de vue. Susceptible, autoritaire, humeur changeante, se sent supérieur aux autres, l’apparence est importante.
  • L’humiliation masque du masochiste : développée chez un enfant rabaissé, critiqué ou comparé. La personne souffre alors d’un complexe d’infériorité qui l’amène à se comparer, à se dévaloriser et à se culpabiliser. L’adulte par peur du jugement fera tout pour être reconnu et aura une tendance à jouer le rôle du sauveur. S’oublie et souffre pour les autres, a peur de la liberté car le risque d’être humilié s’il ose est présent, se refuse le plaisir.

Comment guérir de ses blessures ? : en reconnaissant et en acceptant ses parts de soi qui ont besoin de contrôler, d’être rassuré, qui se punissent inconsciemment, l’adulte commence à réparer ses blessures émotionnelles.

  • Identifier sa / ses blessures,
  • Remonter la piste et retrouver la blessure originelle,
  • Dans la théorie du miroir de Jacques Lacan, il est mis en lumière que nous construisons notre identité personnelle à travers la captation de soi dans les autres. En observant nos relations aux autres ont peu mettre en évidence nos mécanismes.

Donc plus on prend conscience de notre intérieur plus l’intensité de nos blessures diminue.

Il n’y a pas de coupables il n’y a que des souffrants : se sont nos blessures qui se font écho mutuellement.

Un travail de thérapie réalisé avec un professionnel conduit à s’ouvrir à sa vulnérabilité, à se réconcilier avec son histoire, à accepter que l’on n’ait pas reçu ce qu’on pensait mériter.

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